Evénement - Détail

L’analyse comparative entre le Protocole de Maputo et la Convention de l’Union Africaine

PRODEF ASBL a le plaisir de partager une analyse comparative entre le Protocole de Maputo et la Convention de l’Union Africaine pour mettre fin aux violences contre les femmes et les filles (CEVAWG).

Cette analyse met en lumière les avancées importantes du Protocole de Maputo dans la protection des droits des femmes et des filles en Afrique, notamment dans la lutte contre les pratiques néfastes, les mariages précoces et forcés, ainsi que dans la promotion de l’accès à l’éducation et à la justice.

À travers cette publication, PRODEF ASBL réaffirme son engagement pour la promotion des droits des femmes et des filles, et encourage les États membres à renforcer les mécanismes de protection et la participation effective des femmes dans les processus de paix, de justice et de cohésion sociale.

Nous invitons toutes les parties prenantes à consulter l’analyse complète et à contribuer au dialogue pour une Afrique plus juste et inclusive pour les femmes et les filles.


Nous sommes heureux de partager une analyse comparative du Protocole de Maputo et de la Convention de l’Union africaine sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles (CEVAWG).

L’analyse couvre 24 domaines thématiques. Le Protocole de Maputo est plus solide dans 10 d’entre eux. Sept domaines présentent un niveau similaire ou des résultats mitigés.
La différence est la plus visible là où les obligations doivent être explicites. Sur les pratiques néfastes, les mariages précoces et forcés, l’éducation et les engagements budgétaires, le Protocole de Maputo établit des normes claires et contraignantes.

Dans d’autres domaines, notamment les violences économiques et psychologiques, les deux instruments restent à un niveau comparable, sans renforcer ce qui existe déjà.
Une grande partie des discussions actuelles met en avant les domaines où la CEVAWG est plus forte. Cette lecture déplace le regard. Elle met l’accent sur ce qui est nouveau et occulte ce que montre la comparaison dans son ensemble.

Lue dans son intégralité, l’analyse pointe ailleurs. Elle montre l’écart entre la CEVAWG et un standard qui existe déjà.
Adopté en 2003, le Protocole de Maputo est explicite. Il nomme les violations et définit les obligations des États. Son langage est clair sur ce qui doit être fait et laisse peu de place à l’évitement.

La CEVAWG, adoptée 22 ans plus tard, reflète les débats actuels et introduit des thématiques contemporaines. En même temps, elle s’appuie davantage sur un langage neutre et procédural. Les obligations y sont moins clairement définies, et la redevabilité devient plus facile à différer.
C’est là que se situe l’écart.

Moderniser le discours sans renforcer les obligations ne change pas les résultats. Cela maintient les mêmes lacunes en matière de protection et d’accès à la justice.
Cette comparaison remet également le Protocole de Maputo au centre. Ce qu’il a établi était intentionnel. Il demeure l’instrument de droits humains le plus solide pour les femmes et les filles sur le continent.

Alors que les États avancent vers la ratification, c’est un moment pour marquer une pause, interroger le texte actuel et œuvrer pour un instrument plus solide.

Nous vous invitons à consulter l’analyse complète ici → https://aucevawg.org/maputo-protocol-vs-au-convention/ (Veuillez utiliser le coin inférieur droit pour changer de langue.)
Pour télécharger le PDF → https://aucevawg.org/maputo-protocol-vs-au-convention-pdf/


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